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La rubrique de Pierre-Hugues Herbert

TennisAddict le mag n°19 - Mai 2016 | 13 Mai 2016 à 8h00

Par Jérôme Fechter

Pierre-Hugues Herbert (alias P2H) est un jeune joueur de tennis professionnel et sérieux espoir du tennis français. Dans chaque numéro, il nous fait vivre le haut niveau de l'intérieur et  nous parle de son quotidien.

 

Premiers à la Race en Double avec Nicolas Mahut, 4e au classement ATP de la spécialité mi-avril. Que ressens-tu quand tu regardes ces classements ?

C'est vrai que je trouve le classement de la Race plutôt pas mal (rires). Avec Nico, on a nos photos avec la mention n°1 à côté, cela donne une impression assez étrange mais forcément très agréable. Je dois reconnaître que c'est assez incroyable. Mais ces classements récompensent le mois et demi sans défaite que nous venons de connaître. Ce triplé Indian Wells, Miami, Monte-Carlo est forcément particulier, il faut en profiter même si ça n'est pas une fin en soi car le but est de terminer l'année à la première place mondiale.

Dans ces moments-là, notamment lors des points importants, est-on sûr de l'emporter ?

Non c'est impossible d'autant qu'avec ce format du «no ad» en double, ça peut aller très vite dans les deux sens. Mais par exemple lors d'un jeu décisif, on sait avec Nico que si on met certaines choses en place, on sera efficaces. Dans tous nos matchs, nous sommes restés humbles, nous avons continué à aller chercher les points. Inspire-t-on de la crainte à nos adversaires en raison de ces 18 succès d'affilée ? Je crois surtout que plus ça va, plus ils ont terriblement envie de nous battre ! Mais effectivement, j'ai senti que le doublé Indian Wells – Miami avait marqué les esprits et inspiré une forme de respect de la part des autres équipes. 

Redoutes-tu la défaite qui viendrait casser cette série incroyable ?

À vrai dire, avec Nico, on ne se pose pas ce genre de questions. On se contente de faire de notre mieux, de mettre en place notre stratégie sur le terrain, de donner tout ce qu'on a, en sachant que la défaite arrivera forcément un jour. Nous sommes d'ailleurs passés assez près de perdre contre Jérémy Chardy et Fabrice Martin en quarts de finale à Miami (6/7, 7/7, 10-7). Contre la paire Radek Stepanek – Daniel Nestor, nous nous retrouvons avec un set et un break contre nous, pour finalement l'emporter en 8e de finale à Indian Wells (4/6, 6/4, 10-5). Nous avons eu de la réussite, nous l'avons provoquée aussi, en faisant les bons choix aux bons moments. 

On imagine que Roland-Garros fait partie de vos objectifs ?

Oui bien sûr, c'est pourquoi avec Nicolas, nous allons jouer ensemble à Madrid et à Rome, puis nous couperons une semaine avant le tournoi de façon à arriver bien frais à Paris. Car lui comme moi avons le classement nécessaire pour rentrer aussi dans le tableau de simple. Or les matchs se disputent en 5 sets, avec des échanges longs qui demandent beaucoup d'énergie. Il nous en faudra pour «tout dégommer» !

Difficile de ne pas penser à la Coupe Davis quand on réalise de telles «perfs» en double ?

Oui d'autant que dès qu'on gagne un tournoi, tout le monde, notamment les journalistes, nous en parle. Forcément, nous gardons cette épreuve dans un coin de nos têtes même si on ne contrôle pas ce qui peut se passer. Mais si après Wimbledon, nous sommes sélectionnés pour affronter la République Tchèque, on ira avec plaisir défendre les couleurs de notre pays. On sera au taquet ! On attendra avec impatience la liste de Yannick.

Le simple fonctionne aussi très bien ?

Oui mi-avril, je pointe à la 85e place mondiale, le meilleur classement de ma carrière. Je dois avouer que je suis assez fier de moi. Les 3 premiers mois de l'année ont été assez constants, avec de la confiance et un niveau de jeu satisfaisant. À Monte-Carlo, je suis sorti des qualifs en battant De Schepper puis Youzhny avant de prendre un set à Andy Murray au 2e tour. À Miami aussi, j'ai pu sortir des qualifs, battre le Tchèque Lukas Rosol qui est un joueur dangereux, et bien résister à Nishikori (défaite 6/2, 7/6). J'ai également remporté le Challenger de Bergame au mois de février. Mon classement va me permettre d'entrer directement dans le grand tableau à «Roland». Mon objectif cette année est de rentrer dans le Top 50, de façon à pouvoir rentrer directement dans tous les tableaux de simple des tournois dont je dispute le double, sans devoir passer par les qualifs. Car cela permet de garder de l'énergie. Il faut que je continue sur cette voie sans me blesser car forcément enchaîner simple et double reste exigeant sur le plan physique.

Justement comment éviter les blessures ?

En étant très rigoureux dans la préparation, les étirements, en passant beaucoup de temps avec les kinés. En sachant aussi s'octroyer des pauses alors que quand les résultats sont au rendez-vous, on peut avoir envie d'enchaîner. Par exemple, la 3e semaine d'avril au lieu d'aller sur un tournoi, j'ai choisi de rester sagement à la maison. Avec Nico, depuis l'Open d'Australie, on fait très gaffe à notre préparation pour ne pas nous blesser car 2016 est une année riche avec les Jeux Olympiques, peut-être la Coupe Davis, les Grands Chelems et beaucoup d'objectifs intermédiaires.

Finalement, comment vit-on ces périodes presque euphoriques où tout marche comme on veut ?

On peut le prendre comme une reconnaissance du travail effectué, des sacrifices fournis pendant pas mal d'années, même si j'espère bien sûr que ça n'est que le début. Par rapport au double, je prends ça comme une récompense eu égard à l'importance que j'accorde depuis très longtemps à cette discipline, quand certains la «bradent» un peu. Même si, je le précise, le simple reste prioritaire. Mais avec Nico on bosse énormément, on discute, on échange et surtout on se donne les moyens de réussir. Le fait que Nicolas se soit rapproché d'un joueur comme l'Australien Mark Woodforde (ndlr : le mythique gaucher a remporté 11 titres en Grand Chelem en double) en dit long sur sa motivation.

 

Par Jérôme Fechter


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