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La rubrique de Pierre-Hugues Herbert

TennisAddict le mag n°26 - Septembre 2018 | 22 Septembre 2018 à 8h00

Par Jérôme Fechter

 PIERRE-HUGUES HERBERT

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APRÈS UN ROLAND-GARROS BRILLANTISSIME, LE STRASBOURGEOIS N'A PU PLEINEMENT CONFIRMER À WIMBLEDON. MAIS LA FIN DE SAISON EN INDOOR POURRAIT LUI PERMETTRE D'ATTEINDRE SON MEILLEUR CLASSEMENT EN SIMPLE (ENTRETIEN RÉALISÉ AVANT L'US OPEN).

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Meilleurs classements

ATP simple/double : 63e/2e

Vainqueur en double de Wimbledon 2016, l'US Open 2015 et de 6 Masters 1000 en 2016-2017

Finaliste en simple à Rotterdam 2017 et Winston Salem 2015

Raquette : Yonex Vcore Pro 97

Equipementier textile : Lacoste  

Record au service : 218 km/h

Avec du recul, quels souvenirs gardes-tu de ton Roland-Garros?

Ce sont forcément de superbes souvenirs. En simple, j'ai atteint le 3e tour, après un énorme combat contre Jérémy (ndlr : Chardy) sur le court n°1, conclu 9/7 au 5e set. Jérémy jouait très bien, on l'a vu par la suite sur gazon, surface sur laquelle il a remporté un Challenger et atteint la finale à s'Hertogenbosch et les demies au Queen's. Dans cette partie, moi, j'ai vraiment été au bout du bout, j'ai su trouver des solutions à des moments cruciaux. En plus, dans une ambiance de dingue. C'est vraiment pour vivre des moments pareils qu'on s'entraîne aussi dur. Donc je suis satisfait de mon attitude, je n'ai rien à me reprocher. Même contre Isner au 3e tour, un adversaire particulier qui sert vraiment très bien (défaite 7/6, 6/4, 7/6), j'ai tout donné, j'ai tenté de saisir la moindre occasion. Pour un Français, s'il y a un moment dans la saison où il faut être bon, c'est à «Roland». En plus, il y a eu l'apothéose avec cette victoire en double associé à Nico. Notre 3e titre en Grand Chelem. Un moment fabuleux. J'ai vraiment vécu trois très belles semaines, car avant le tournoi, j'ai effectué une excellente semaine de préparation à Monte-Carlo avec mon équipe.

Wimbledon a été plus frustrant pour toi ?

Oui, j'ai réussi un quart de finale lors de mon tournoi de préparation sur gazon à Antalya. À Londres, après un premier tour super bien négocié contre Mischa Zverev, j'ai encore disputé un gros combat contre le jeune Australien Alex de Minaur (défaite en 4 sets), sans en sortir vainqueur. Je l'avoue, j'ai été touché par cette défaite car je pensais avoir une belle carte à jouer sur gazon. Mais sur cette surface tout va très vite et se décide sur quelques points : un retour, une volée. Ce qui accentue encore la frustration. En double avec Nico, nous avons aussi chuté au 2e tour contre le duo allemand Petzschner-Puetz.

Après Wimbledon, tu as pris des vacances. Dans ce cas, peut-on couper complètement ? 

C'était nécessaire car j'étais à la limite sur le plan physique et mental. J'avais besoin de cette coupure. Ces deux semaines sans tournoi m'ont donc fait beaucoup de bien. La première semaine, j'ai vraiment posé la raquette, puis la 2e, j'étais seulement «un peu» en vacances car j'ai commencé une remise en forme et repris l'entraînement. À ce stade de la saison, ça reste délicat de couper trop longtemps car sinon on repart de trop loin. Comment a démarré la tournée américaine en vue de l'US Open (ndlr: entretien réalisé avant l'US Open 2018) ?

L'US Open est le dernier Grand Chelem de l'année dans une saison qui a été positive pour moi en simple. J'ai donc envie de passer l'étape au-dessus et j'attends un petit déclic, pourquoi pas un match référence. Cette fin de saison, notamment en indoor, pourrait aussi te permettre de dépasser ton meilleur classement (63e en août 2017)...

Je me dis ça depuis trois ans (rires). Depuis pas mal d'années, je me situe entre la 70e la 120e place. Mon objectif n'est pas d'en rester là. Je m'entraîne beaucoup pour aller chercher un peu plus. Mais se montrer impatient reste la meilleure manière pour que ça n'arrive pas.

Comment as-tu réagi à l'adoption du nouveau format de Coupe Davis, qui semble signer la mort de cette épreuve ?

Mal puisque je suis complètement contre cette réforme. Je crois malheureusement qu'il sera très compliqué de revenir en arrière même si les joueurs se mobilisent. Pour moi, on tue tout simplement cette compétition mythique, historique. J'aurais eu la chance de la jouer durant 2-3 saisons, mais je pense aux générations d'après qui ne sauront jamais ce qu'est un match à domicile ou à l'extérieur, le fait de jouer face à un public complètement hostile. Je le vis comme un coup dur. Nous joueurs, avons le sentiment d'être complètement abandonnés. Je ne dis pas qu'il fallait tout laisser en l'état puisque les meilleurs ne la jouaient pas régulièrement. Mais, le fait de la programmer seulement tous les deux ans aurait pu régler une bonne partie du problème en en faisant un événement encore plus rare. Là, l'aspect sportif n'a pas prévalu, ce qui m'attriste. Alors peut-être que je me trompe, ou peut-être que ce nouveau format ne marchera pas, d'autant que la nouvelle compétition aura lieu après les Masters de Londres. Mais vu l'ampleur de l'investissement, je crois que les organisateurs feront tout pour que ça fonctionne. Alors nous Français, on peut se dire que Roland-Garros nous fera vivre des émotions qui se rapprochent de celles de la Coupe Davis, et encore, je pense que c'est différent. En Croatie, même avec le public contre nous, nous avons connu des émotions incroyables, de folie. Avec une compétition qui se déroule dans un lieu unique, on ne pourra plus vivre ça.

Par Jérôme Fechter


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